Elsasserditsch reda un
schriwa dàs esch weder a Pläsier fer d’Kender, d’Eltra un d’Lehrer
">http://test01769.mutu.sivit.org/SegundaLingua.mpg
Christian
HUBER, Kenderdokter en Rexa
http://test01769.mutu.sivit.org/BRONCHIOLITE%20(F)/
1)vidéo bilingue alsacien/français de 5 minutes concernant les
bronchiolites du nourrisson (clic droit sur "bronchiolite",
enregistrer sous... puis lecture, environ 5 minutes de téléchargement
avec une connexion cable ou ADSL). Rixheim-Strasbourg, 1998. 2)vidéo
de 20 minutes de la télévision "Santé-Vie" (interview de Brigitte
Simonetta) au sujet du bilinguisme précoce (clic droit sur
"bilinguisme", enregistrer sous... puis lecture, environ 20 minutes de
téléchargement avec une connexion cable ou ADSL). Paris, 2001.
Christian
HUBER, Kenderdokter en Rexa
http://www.petition-bilinguisme.euro.st
Le
sujet que j’aimerais aborder ici est celui de la place actuelle de
notre Müattersproch (ou plutôt Grossmüattersproch ?) dans le monde des
enfants de notre région. Il est clair que les situations sont très
diverses suivant les villages et villes d’Alsace et même de leurs
quartiers. En ce qui concerne la région mulhousienne et plus
particulièrement sa banlieue sud-est où je travaille, la pratique de
l’alsacien par de jeunes enfants est devenue exceptionnelle, ce qui
était loin d’être le cas du temps de mon enfance… Depuis 15 ans
environ face à ce « champ de ruines » linguistique, des associations
de parent d’élèves puis plus timidement l’Education Nationale ont
réagi en créant des classes bilingues paritaires français-allemand,
théoriquement de la maternelle au baccalauréat. Bien que de plus en
plus de parents soient sensibilisés et motivés par ce type
d’enseignement d’avant-garde, une ouverture de site reste toujours
encore en 2006 une sorte de « parcours du combattant » nécessitant une
mobilisation massive des associations notamment Eltern 67 et 68
(confère pétition sur le site internet ci-dessus). Néanmoins le devoir
des institutions publiques est de permettre à tous nos enfants, et non
pas seulement à une minorité d’entre eux, d’avoir accès aux deux
variantes linguistiques, l’allemand et l’alsacien. Il m’arrive
toutefois de réaliser encore quelques consultations pédiatriques en
alsacien, essentiellement pour des familles originaires de la région
frontalière de Bâle (Saint-Louis et environs). Je dois dire qu’il
s’agit là d’un vrai plaisir pour moi sans doute puisque cela me
rappelle les sons familiers de mon enfance à Mulhouse-Dornach. Même si
le haut-alémanique pratiqué dans le Sundgau est un peu différent dus
bas-alémanique de Mulhouse nous nous comprenons sans difficulté
majeure. Je suis frappé d’autre part par l’intérêt que manifestent de
nombreux enfants bilingues plus âgés pour les langues en général et
l’alsacien en particulier que certains d’entre eux entendent encore en
famille. Je crois qu’il est de notre devoir d’utiliser toutes les
ressources à notre disposition pour sensibiliser les jeunes parents
d’ici et d’ailleurs à la beauté de notre langue et à la richesse de sa
littérature. Il me semble par contre tout à fait illusoire d’essayer
de sauvegarder une sorte d’ « Elsassisch » mythique en découplant
notre Elsasserditsch du Hochdeutsch le privant ainsi de ses sources
historiques et de son aire de rayonnement géographique naturel. Je
pense que cette approche de la culture est loin d’être d’arrière-garde
car elle est pratiquée dans de nombreuses régions du monde pour
essayer de lutter notamment contre certains effets néfastes de la
mondialisation. Certains la définissent par le terme « glocal »,
contraction entre global et local, métissage entre modernité et
tradition. Comme pour l’allaitement maternel nous gagnerons ce combat
si nous saurons nous convaincre nous-mêmes ainsi que nos enfants du
plaisir qu’il peut y avoir d’entendre, de parler, de lire et d’écrire
en alsacien comme celui du bébé, apaisé « gestillt » au sein ! Je
reste persuadé qu’une meilleure connaissance de notre vieille culture
rhénane riche de ses racines celto-latines et germaniques, si
différentes mais aussi si complémentaires, enrichit notre regard sur
le monde. L’indépendance des esprits commence par le langage et ceci
dès le plus jeune âge !
Pour en savoir plus : dossier bilinguisme du Conseil Général du
Haut-Rhin : ">http://www.cg68.fr/PGLL1_hrm.asp?index=1
revue "Do un dert" de l'OLCA (Office pour la langue et la culture
d'Alsace) ">http://www.olcalsace.org/cgi/index.php?wpage=journal
Dernières nouvelles du Monde Bilingue (de la part de
Jean-Marie-Bressand) : ">http://test01769.mutu.sivit.org/images/mondebilingue.doc
http://www.ami-hebdo.com/ ">http://www.ami-hebdo.com/
">http://www.ruesdemulhouse.fr.tc/
dernières photos : ">http://test01769.mutu.sivit.org/galerie.htm
05 juin 2005
Réflexions du week-end après le Congrès 2005
de la Société Française de Pédiatrie




Tour de France 2005 bilingue en Alsace




Qu'il est difficile d'élever des enfants !

Calanques entre Marseille et Cassis (souvenirs du stage de l'IMTSSA au Pharo,mai
1985)

France-Afrique, quel avenir ?
05 juin 2005 |
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18 mai 2005
Hiver et printemps 2005 au collège jésuite de
Sankt-Blasien (Forêt-Noire)
Begeisterung an Pfingsten, Kolleg
Sankt-Blasien, Schwartzwald 2005 :









18 mai 2005 |
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01 mai 2005
Diaporama du premier mai
Diaporama du premier mai :
http://test01769.mutu.sivit.org/bestof1.htm



Bon dimanche à tous CH
01 mai 2005 |
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12 avril 2005
Identité et bilinguisme : et si nous n’avions
plus peur du métissage culturel ?
Identité et bilinguisme : et si nous n’avions
plus peur du métissage culturel ? C.HUBER, avril 2005
Das kosmopolitische Europa ist in Europa
die letzte real wirksame Utopie. Es geht um etwas völlig Neues in der
Geschischte der Menschheit, nämlich um die Zukunftsvision eines
Staatengebildes, das die Anerkennung des kulturell Anderen zu seiner
Gundlage macht (Ulrich Beck, das kosmopolitische Europa)







D'après les statisticiens de l'UNESCO, le
plurilinguisme se rencontre chez plus de 60% des habitants de la planète. Il
apparaît donc comme la condition normale et naturelle de l'homo loquens. La
question que nous souhaiterions aborder ici est celle de l’influence du
bilinguisme sur la personnalité et plus généralement sur l’identité d’un
individu. Qui sommes nous, où allons-nous ? Dès le plus jeune âge l’enfant
se pose ces questions fondamentales de l’existence. Ses parents et son
environnement familier l’aideront à construire progressivement son moi dont
le langage et la ou les langues constituent un élément central.
Depuis quelques années les progrès techniques
ont permis de localiser plus précisément les aires du langages et notamment
les différences d’activation de l’aire de Broca chez des bilingues précoces
et tardifs (confère schémas de résonance magnétique fonctionnelle en annexes
ci-dessous, in Jean PETIT, l’immersion une révolution). L’acquisition
linguistique structure le cerveau. L'empêchement apporté à l'acquisition
d'une langue maternelle constitue un drame dans la mesure où cette
structuration ne s'opère convenablement que dans le jeune âge. L'on comprend
donc la catastrophe que représente l'entrave apportée à l'acquisition d'une
langue maternelle. L'on conçoit aussi aisément que l'acquisition d'une
deuxième langue s'effectue d'une manière totalement différente selon qu'elle
se situe en période critique d’acquisition du langage ou au-delà. La
structuration corticale qui en résulte est elle aussi radicalement
différente comme on pu le montrer Karl. H..S. Kim et alii (1997, 171-174) en
utilisant la technique de la résonance magnétique fonctionnelle. L'aire de
Broca, qui régit la grammaire et la phonologie, présente chez les sujets
devenus bilingues avant l'âge de 4 ans (bilingues précoces: early bilingual)
une partie commune réunissant les zones spécifiques à chacune des deux
langues. Chez les sujets apprenant une deuxième langue au-delà de cette
limite (late L2-learners), la phonologie et la grammaire de chaque langue
sont régies dans l'aire de Broca par des zones contiguës, mais ne présentant
aucune intersection.


Dans ma pratique quotidienne de pédiatrie et
de puériculture dite « de ville » je suis confronté tous les jours à des
situations de bilinguisme précoce combinant un « input » en français avec
une ou plusieurs autres langues comme par exemple l’anglais, l’allemand,
l’arabe, le turc, l’espagnol etc, et parfois même l’alsacien ! Grandeur et
difficultés de notre archipel européen…. La question que nous nous posons
ici est celle de l’identité de ces enfants, futurs adultes plurilingues. De
nombreuses études psycholinguistiques ont mis en évidence les facteurs qui
étaient à l’origine d’un bilinguisme positif pour l’individu et la société
(bilinguisme dit « additif ») et ceux qui entraînent des troubles
linguistiques et/ou de la personnalité (bilinguisme dit « soustractif »).
Dans les années soixante des chercheurs
canadiens Peal et Lambert ont démontré d’abord par des études rétrospectives
puis prospectives tous les avantages que l’on pouvait tirer du bilinguisme
lorsque celui-ci était bien accepté et parfois même encouragé par la famille
et la société. Les tests variés verbaux et non verbaux portant sur des
échantillons appariés du point de vue socio-économique et socio-culturel ont
mis en évidence chez les bilingues français-anglais de plus de 10 ans une
plus grande souplesse mentale, une meilleure mobilité conceptuelle et de
plus fortes capacités à résoudre des problèmes (problem solving ability) que
leurs camarades monolingues. Par la suite, de nombreuses études ont confirmé
ces relations entre bilinguisme et développement intellectuel (Lewis Balkan,
1970, Sanchez-Lopez et Forteza, 1987, Ricciardelli, 1989, Swain, 1990, Diaz
et Klinger, 1991, Döpke, 1991, Collier, 1992, Cziko, 1992). Tous les auteurs
signalent la grande importance de la poursuite acquisitionnelle de la langue
maternelle pour éviter les retards cognitifs liés à l’arrêt de la première
langue lorsqu’on aborde la deuxième langue (Davies, Grove, Wilkes, 2001).
C’est ainsi qu’on a pu définir puis élaborer une didactique du
bilinguisme additif ou bilinguisme « institutionnel ».
Quels en sont les points principaux ?
- Les deux langues impliquées ne
doivent pas être en conflit mais avoir un statut social comparable
et bénéficier d’une égale considération.
- L’aptitude des enseignants à
rayonner une affectivité que les psychologues allemands définissent
par « chaleur du nid » (die Nestwärme), surtout pour les jeunes enfants.
- L’exposition de la langue 2 doit
être aussi précoce que possible, par exemple dès 3 ans lors de
l’entrée en première année de maternelle en raison de la période critique
d’acquisition linguistique. Cette période de la naissance à quatre ans est
en effet caractérisée par une extrême malléabilité corticale. On peut en
effet raisonnablement supposer que les principes qui régissent la formation
des systèmes sensoriels déterminent également le développement des systèmes
cognitifs du cerveau, tels ceux consacrés au langage (Neville et Bavelier,
1996). L’acquisition linguistique structure le cerveau comme ont pu le
démontrer les explorations fonctionnelles des aires du langage (aire de
Broca, aire de Wernicke et gyrus angularis, confère schémas plus haut) !
Cette structuration se réalise par la mise en place de connexions
interneuronales et la myélinisation des circuits neuronaux (Pieper, 2002).
- Après l’âge de quatre ans différentes
poussées régressives vont toucher la malléabilité articulatoire et la
qualité du couplage perception-articulation avant que vers 7-8 ans
n’apparaisse le concept de règle (stade de l’intelligence
opératoire concrète). Dorénavant, l’enfant va inverser sa démarche et
n’abordera plus la langue de façon intuitive, inconsciente et inductive mais
va d’abord rechercher les règles puis dans un deuxième temps la langue
elle-même.
- Vers l’âge de 11-12 ans l’enfant accède au
stade l’intelligence opératoire formelle. La conscientisation de la maîtrise
de la langue maternelle couronne en quelque sorte l’acquisition de celle-ci
mais n’est pas très favorable à l’acquisition de nouvelles langues. D’autre
part notre sujet devient maintenant un « être social ». Les concepts de
norme, de règle, de faute, d’anomalie prennent une importance considérable.
Il développe une lathophobie ou peur des erreurs (Fehlerangst,
error anxiety) entraînant différentes stratégies d’évitement qui nuisent au
processus d’apprentissage « naturel » d’une langue, c'est-à-dire par
essai-erreur. Il s’agit là d’un véritable handicap acquisitionnel qu’il
convient de traiter tant sur le plan psychologique que linguistique.
- Avec l’adolescence surviennent des
modifications dans la motivation. Les centres du plaisir sont de
moins en moins en connexion avec les centres linguistiques et de plus en
plus avec la sphère sexuelle… C’est pour toutes ces raisons que
l’apprentissage linguistique peut passer progressivement d’une source de
joie chez le jeune enfant à un véritable chemin de croix pour l’adulte. La
motivation pour apprendre une nouvelle langue ne concerne plus tous les
adultes sans exception mais résulte d’un acte de volonté conscient qui doit
être suffisamment puissant pour lutter contre toutes les scléroses survenues
dans les aptitudes et les attitudes.
- L’exposition doit être intense et
durable. L’expérience montre que les seuils sont atteints lorsque
les temps d’exposition et d’utilisation sont répartis paritairement entre
les deux langues. Mais cette parité ne doit pas être réalisée qu’à l’école
puisque la vie scolaire est loin de représenter la totalité du temps d’éveil
d’un enfant.
- La durée d’exposition devrait
s’étendre de la maternité à l’université ou selon une formule plus
percutante, du bac à sable au bacc…alauréat. C’est à ces conditions que
l’apprenant assimile non seulement les aspects rudimentaires de la deuxième
langue mais aussi sa forme écrite et tout son univers culturel.
- La deuxième langue doit être abordée
instrumentalement. Il s’agit de faire basculer l’enseignement de la
langue « étrangère » dans une philosophie radicalement différente de celle
des heures de langues actuelles des collèges et lycées. Il convient de se
livrer à des activités de toutes sortes en utilisant instrumentalement la
langue deux pour commenter ces activités puis pour acquérir de nouvelles
connaissances. Le cerveau est ainsi fait qu’il n’assimile parfaitement une
langue qu’en l’utilisant comme bonne à tout faire et non comme une fin en
soi. C’est dans le cadre d’une telle utilisation que se déploie de façon
optimale la stratégie de l’acquisition naturelle avec les déviances que la
caractérisent ! Ces déviances ne doivent plus être considérées comme des
phénomènes morbides à éradiquer mais comme des étapes inéluctables de
l’acquisition. Il est néfaste et nocif de les combattre de front en
organisant une véritable chasse aux sorcières. Il convient au contraire de
les marginaliser. Elles ne peuvent s’éliminer qu’en étant commises.
- La langue présentée aux enfants doit
être d’une authenticité totale, pratiquée par des « native speakers
» ou des enseignants parfaitement bilingues.
Si toutes ces conditions sont respectées par un bilinguisme
institutionnel et/ou familial suffisamment précoce, intensif et prolongé, le
cortex de l’apprenant génère des circuits neuronaux spécifiques de la
deuxième langue. C’est à ce prix que les interférences,
c'est-à-dire les transferts abusifs de structures phonologiques, lexicales
et morphosyntaxiques de la langue maternelle sur la deuxième langue ne se
manifestent pas ou alors en quantité réduite. D’autre part ces interférences
ne fossilisent pas comme chez d’adolescent et l’adulte mais fondent en
quelque mois, « comme neige au soleil » (Jean PETIT) et notre
apprenant bénéficie d’un bilinguisme additif dont tous les avantages se
révèleront avec le temps.
L’aspect pratique que j’aimerais discuter ici est celui de
l’influence du plurilinguisme sur l’identité de l’individu. Je
crois qu’il est intéressant et important d’évaluer l’utilité de développer
plusieurs aptitudes linguistiques chez un enfant. Il est clair que certaines
situations sont d’emblée favorables comme l’a montré la formidable étude du
canadien Lambert concernant l’éducation bilingue immersive anglais-français
pour enfants de la majorité anglophone. Ces programmes visant à développer
une forme de bilinguisme additif sont facultatifs et ces enfants anglophones
qui sont scolarisés partiellement en français en Amérique du Nord ne courent
bien évidemment aucun risque de perdre leur identité linguistique ou
culturelle. On peut faire les mêmes constatations en Alsace en ce qui
concerne les classes bilingues dites paritaires comportant un enseignement
partiel en allemand standard dans un environnement devenu majoritairement et
parfois exclusivement francophone. L’adjonction précoce d’une deuxième
langue à leur répertoire linguistique constitue pour eux et en fait pour
toute leur région un atout extrêmement utile surtout en ces temps de
globalisation accélérée…
Il peut en être bien différent pour des
groupes de langue et de culture menacées comme par exemple certaines tribus
indiennes d’Amérique du Nord qui courent le risque certain de perdre leur
héritage linguistique et la conscience de leur identité culturelle si les
programmes scolaires sont exclusivement anglophones. Dans cette situation la
langue et la culture maternelles sont progressivement « soustraites »,
c'est-à-dire éliminées de leur vie par suite de la dominance croissante du
canado-américain. Les Alsaciens ont connu régulièrement ce type de danger
notamment à chaque changement de nationalité entre la France et l’Allemagne
au cours duquel la « nouvelle langue » devait progressivement remplacer la
langue précédente, celle de l’ennemi. Les dialectes alsaciens qui sont
présents dans cette région du Rhin Supérieur depuis plus de 15 siècles
n’étaient guère mieux considérés ! Il est plutôt amusant de constater que la
défense du patrimoine linguistique alsacien s’appuie maintenant depuis une
quinzaine d’années sur ces classes bilingues paritaires précoces
français-allemand permettant une redécouverte plus aisée de nos dialectes
franciques et alémaniques dont la survie est également menacée.
C’est pour cette raison que je recommande fortement aux parents d’ici et
d’ailleurs d’avoir une attitude ouverte et respectueuse envers leurs langues
et cultures d’origine. L’expérience me montre tous les jours que ces
nouvelles classes bilingues ne peuvent que conforter ce respect des origines
grâce au développement de nouvelles compétences linguistiques et sociales.
C’est en effet grâce à de meilleurs outils linguistiques et à l’altérité
qu’ils portent en eux que ces enfants acquièrent plus facilement d’autres
langues et pas seulement l’anglais… Il se trouve que j’écris ces lignes au
moment du débat quelque peu houleux au sujet de la ratification de la
constitution européenne. Je fais partie de ceux qui considèrent que ces
questions du plurilinguisme et du pluralisme culturel sont tout à fait
fondamentales pour la construction européenne et une meilleure maîtrise de
la mondialisation : continuons à faire pousser des racines et des ailes pour
nos futurs citoyens du monde !




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http://test01769.mutu.sivit.org/gal2005.htm
12 avril 2005 |
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20 février 2005
Bilinguisme en Alsace et école de la qualité

Pour un bilinguisme paritaire précoce en
Alsace et une école de la qualité : de l'importance du respect du rythme
personnel de chaque enfant pour les apprentissages, ou comment passer du
"prêt à porter pédagogique" au "sur mesure" pour chaque élève ? Christian
HUBER, rêve d'hiver au Jungfraujoch, "Top of Europe",février 2005.
Le sujet que j'aimerais traiter ici est celui des rythmes d'acquisition des
enfants, thème abordé fréquemment lors des réunions d'information pour les
parents d'enfants bilingues. Je suis toujours frappé par la qualité de ces
échanges qui réunissent souvent les nouveaux parents candidats au cursus
bilingue, les plus anciens dont certains enfants sont parfois déjà au lycée
(bilinguisme paritaire "du bac à sable au baccalauréat"...), les
professionnels et les représentants de l'administration.
Dans un domaine analogue les pédiatres sont eux aussi de plus en plus
confrontés à des problèmes de communication en particulier avec des parents
ne maîtrisant que partiellement le français et/ou possédant des références
culturelles très éloignées des leurs. Ayant d'autre part une petite
expérience de prise en charge pluridisciplinaire d'enfants, d'adolescents et
d'adultes handicapés mentaux je me permettrais d'utiliser celle-ci pour
compléter ma réflexion sur les rythmes d'acquisition des enfants. De
nombreux professionnels de l'enseignement savent que les programmes
scolaires sont adaptés en fait à un enfant moyen théorique, "le milieu de la
courbe de Gauss" comme diraient les statisticiens. Ceci explique
vraisemblablement une grande partie des difficultés que rencontrent de plus
en plus d'élèves dès le plus jeune âge lorqu'ils n'ont pas la "chance" de
correspondre culturellement et/ou psychologiquement à ce profil "idéal".
Quant on défend le bilinguisme notamment précoce on recherche bien entendu
une maîtrise plus aisée d'une deuxième puis d'autres langues mais aussi un
renforcement de la langue maternelle. On oublie parfois le plus important (
peut-être parce qu'on peut pas le mesurer ...) : l'intérêt pour l'altérité
que le bilingue porte en lui et dont il peut faire l'expérience non
seulement en théorie mais aussi concrètement, à partir de son son vécu.


Je crois que cet objectif de "gestion optimale" de l'altérité est en fin de
compte le plus intéressant, le plus utile et le plus prometteur de cette
éducation bilingue paritaire précoce. Il est clair que si un bilinguisme
bien maitrisé ne peut que favoriser cette acceptation de l'altérité
(bilinguisme dit additif) on conçoit aisément qu'un bilinguisme imposé
brutalement ou mal accepté par l'environnement puisse conduire à l'effet
exactement contraire avec notamment le repli sur soi et tous les troubles du
comportement qui y sont liés (bilinguisme dit soustractif).
Pour en revenir aux rythmes d'acquisition des enfants nous avons remarqué
dans notre région que l'ouverture de sites bilingues avait amené les
autorités scolaires à réaménager certaines écoles et à réintroduire
notamment des classes à plusieurs niveaux au grand dam de quelques parents
mal informés. En fait l'expérience montre qu'à l'exemple des sites ruraux,
ces classes constituent un réel avantage pour les enfants pour peu que les
maîtres soient bien formés en conséquence. Pour quelles raisons ? Ne
s'agit-il pas tout simplement de la réintroduction d'un peu
"d'hétérogénéité" là où régnait un peu trop d'uniformité ?
Si vous me permettez une petite parenthèse je voudrais vous indiquer ici que
ce problème se pose aussi et de manière bien plus cruciale dans le monde du
handicap mental (dont les enfants ont souvent un développement dit "hétérochronique",
c'est à dire très variable suivant les différentes compétences de
communication, de motricité, d'autonomie au quotidien etc.). La solution qui
semble la plus satisfaisante est la suivante : les enfants sont regroupés en
"lieu de vie" les plus hétérogènes possibles pour éviter la monotonie et
l'ennui; par contre lorsque débutent les séquences éducatives ils sont
réunis par niveaux exactement comme à l'école de ski !










On rejoint ici le débat actuel au sujet de l'évaluation des enfants qui
n'est réellement utile à mon avis que si on s'en sert pour comparer un
enfant par rapport à lui-même en insistant sur ces progrès ou "émergences"
et non pas pour "classer" les enfants, source d'échecs professionnels et
personnels futurs pour un grand nombre d'entre eux... Il est intéressant de
mentionner ici les dernières expériences scandinaves de "pédagogie
différenciée" dont les résultats semblent prometteurs...
En tout cas quelque soient les pays, les compétences culturelles,
intellectuelles et psychologiques des élèves on en arrive toujours aux mêmes
règles de base :
- respect de la différence mais devoir de ressemblance
- priorité au projet individuel pour chaque enfant en essayant d'imaginer au
mieux le futur adulte en devenir





Pour la pratique votre serviteur ne saurait
trop vous conseiller la petite expérience plurilingue qu'il vit actuellement
dans le superbe village suisse de Grindelwald. Il suffit de ce promener au
centre-ville ou de prendre par exemple les fameux "skibüsse" pour entendre
toutes sortes d'idiomes d'Europe, des Amériques ou d'Asie, sans compter les
prodiges de communication non verbale dont est capable l'Homo sapiens en
difficulté (pour se nourrir, s'hydrater ou tout simplement se réchauffer !).
Cela peut devenir un réel plaisir d'essayer de se faire comprendre en
allemand, anglais, schwizerdütsch ou tout simplement en français quand votre
interlocuteur a pu identifier votre accent... J'admire dans ce pays le
manque apparent de crispation linguistique de nombreux autochtones quand il
s'agit d'utiliser une interférence pour un mot ou de changer radicalement de
langue au cours d'une conversation dans le but de faciliter la
communication. La règle de base étant de laisser s'exprimer les gens autant
que possible dans leur première langue. Il s'agit pour moi d'une leçon et
quelque part d'un exemple pour notre région frontière d'Alsace : preuve
concrète de plus que l'acquisition et/ou le maintien d'une "mentalité
bilingue" n'est pas une affaire d'élitisme mais un superbe projet culturel
qui est un plus non seulement pour les individus mais aussi pour toute une
communauté ! Quelle chance formidable de pouvoir associer pour ceux qui le
souhaitent une langue régionale de communication de proximité à au moins
trois langues internationales majeures : français, allemand et anglais.
Pour conclure je souhaiterais évoquer un projet qui tient au coeur de
nombreuses associations alsaciennes en ce début de siècle : une exposition
itinérante consacrée à l'histoire et à l'avenir de la langue et de la
culture régionale d'Alsace et de Moselle devrait voir le jour en 2006,
occasion unique pour aborder ce que partagent toutes les cultures du monde :
l’universalité de leur humanité.



Voir plus de photos :
http://test01769.mutu.sivit.org/gal2005.htm
http://test01769.mutu.sivit.org/galeur5.htm
Concernant le même sujet voir aussi :
http://bilinguisme.blog.lemonde.fr/bilinguisme/
20 février 2005 |
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12 février 2005
Images d'Europe (Suisse, Allemagne, Autriche)











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12 février 2005 |
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Images de France






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12 février 2005 |
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11 février 2005
Dernières nouvelles d'Alsace










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11 février 2005 |
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10 février 2005
Quoi de neuf au pays ?










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10 février 2005 |
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23 janvier 2005
Le retour des cigognes... quelle aventure !

















Pour voir plus de photos :
http://test01769.mutu.sivit.org/galgabon.htm
http://test01769.mutu.sivit.org/galpog.htm
http://test01769.mutu.sivit.org/galafnorsud.htm